Le secteur de l'industrie pharmaceutique

L’industrie pharmaceutique algérienne a réalisé un saut qualitatif ces dernières années grâce au soutien de l’Etat qui a interdit l’importation des médicaments dont la production se fait localement et à l’encouragement des investissements privés. (Arrêté du 5 Joumada  Ethania 1432 correspondant au 8 mai 2011 relatif  l’interdiction d’importation des produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux destinés à la médecine humaine fabriqués en Algérie J.o).

Le secteur pharmaceutique national dispose des atouts pour constituer un modèle de croissance et de diversification réussies au sein de l’économie algérienne.

L’Algérie produit et couvre plus de 50% de ces besoins en matière de médicaments tout en espérant atteindre les objectifs de couvrir par la production nationale les 70% de la demande en médicaments et pénétrer les marchés extérieurs.

Le marché pharmaceutique algérien est l’un des principaux marchés de la région Afrique- Moyen Orient (MENA) grâce à une croissance vigoureuse soutenue depuis près de 15 ans, qui atteint 8 % par an en moyenne chaque année.

L’Algérie  dispose déjà d’une infrastructure industrielle conséquente.

La création d’un département ministériel à part entière de l'industrie pharmaceutique dénote de l’importance de promouvoir ce secteur stratégique, générateur de richesse. Cette décision témoigne de l’intérêt particulier que les plus hautes autorités de notre pays apportent à notre industrie.

Ce nouveau ministère veille sur les aspects réglementaires régissant l’industrie pharmaceutique nationale pour assurer l’accessibilité, la disponibilité, l’enregistrement, l’importation et le contrôle des prix des médicaments.

Le ministère de l’Industrie pharmaceutique a mis en application une politique d’investissement plus opérationnelle dans le domaine pharmaceutique et se basant sur :

- l’assistance à l’acquisition de réseaux commerciaux destinés à soutenir le commerce extérieur des producteurs algériens ;

- la création de hubs pour une production destinée à l’exportation dans le cadre de la localisation des produits innovants à forte valeur ajoutée.

Outre ces mesures, l’outil de production national existant sera sauvegardé par une meilleure maitrise de l’outil de production et une optimisation du modèle commercial.

L’Algérie veut atteindre 70% de couverture des besoins nationaux par la production locale d’ici  fin 2021.Pour ce faire, des mesures de restrictions quantitatives aux importations ont été appliquées pour réduire la facture d’importation d’une part et de protéger la production nationale d’autre part.

L’Algérie compte plus de 100 opérateurs et producteurs de médicaments.

Le développement de l’industrie pharmaceutique locale relève de la priorité de la politique de l’Etat algérien à travers des incitations financières et fiscales aux profits des producteurs désireux investir dans la production locale pour la promotion de médicament générique, renforcement de la réglementation en faveur de médicament générique.

Dans l’ambition d’alléger la facture d’importation et de création d’une industrie locale dynamique, l’Etat s’est orienté vers une politique qui vise à promouvoir et généraliser le médicament générique dans l’objectif de booster la production locale

Le choix de cette orientation vers la promotion de médicament générique peut être jugé efficace de fait que :

L’Algérie a profité de la mutation de l’industrie pharmaceutique mondiale où plusieurs médicaments de marque des grandes entreprises pharmaceutiques sont tombés dans le domaine public, l’Algérie comme tous les pays en développement a opté pour la production des génériques.

- Ce choix permet l’accès aux traitements pour toute la population et de réduire les frais de la prise en charge médicale de fait que les génériques sont moins chers que les princeps.

- Absence de l’activité de recherche et développement dans la majorité des entreprises algériennes qui est la base de l’industrie pharmaceutique moderne.